Les règles de l'art :
1- On ne touche pas aux supporters normaux
Pas question d'agresser un fan pacifique ou d'ennuyer un enfant sur le chemin du stade. "Ca me fait rire quand j'entends les petits vieux dire qu'ils ne vont plus au foot à cause des hooligans", explique E. "Nous ne ferons jamais de mal aux supporters qui se déplacent dans le seul but de voir le match. Nos affrontements ont lieu dans des endroits déserts: petites rues, parkings d'autoroute, etc. Le but est de se retrouver après avoir échappé à la vigilance de la police".
2- Un même nombre de combattants de chaque côté.
Il ne peut pas y avoir de disproportion entre les deux camps. [...]
Il arrive qu'un hooligan ait un copain ou un collègue dans une bande rivale. Si les deux hommes se retrouvent face à facelors d'une bagarre collective, ils s'évitent tout simplement et passent à l'adversaire suivant.
3- Pas d'arme
Les hooligans se battent à mains nues.
4- On ne frappe pas un homme à terre
Une fois qu'un hooligan est à terre, on n'y touche plus. Pas de coup de pied au visage ou de coup de grâce.
5- On sort l'adversaire de sa voiture avant de le frapper
Les hooligans ne boxent pas dans les voitures. Ils arrêtent me véhicule de l'adversaire et en sortent celui-ci avant de commencer le combat.
6- Pas de dénonciation
"Il y a très peu de condamnations de hooligans parce que les plaintes sont très rares", explique E. "c'est une des règles de notre code moral: on ne vend personne à la police. Même si on s'est retrouvé aux soins intensifs".
7- Les spotters sont tolérés
Le noyau dur de chaque club est accompagné en permanence, le jour des matches, de spotters(policiers) qui observent, écoutent et répriment au besoin. Ils suivent les hooligans dans leur café, dans la rue, dans le stade. "Nous les acceptons à la seule conditions qu'ils n'essayent pas de jouer aux malins",

